01/02/2015
by Alena Koscalova

La chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) a été mise en œuvre au Niger depuis 2013, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et à la politique nationale de lutte contre le paludisme. Elle se déroule sous la forme d’une campagne de masse qui consiste en l’administration de doses curatives de sulphadoxine-pyriméthamine (SP) et d'amodiaquine (AQ) durant trois jours, à 28 jours d’intervalle entre juillet et novembre, aux enfants de 3 à 59 mois.

Les résultats de ce travail de capitalisation montrent que la mise en œuvre de la CPS dans le contexte du Niger a été réussite et ceci même avec une population cible qui a plus que doublé par rapport à l’année 2013. Cependant, nous ne constatons pas de simplification attendue du mode opératoire qui pourtant pourrait se traduire par une diminution des ressources humaines déployées et ainsi par une réduction considérable du coût de la CPS. Nous tenons à souligner que pour alléger de manière concrète l’implémentation de la CPS, MSF devrait envisager de tester des modes opératoires plus « osés » (p.ex. la distribution de plaquettes entières via les structures sanitaires), et ceci notamment dans les zones où la population est déjà habituée à la CPS et adhère bien à cette stratégie préventive. MSF a démontré la faisabilité de combiner la CPS avec d’autres activités préventives, notamment avec la distribution de Plumpy’Doz™, d’Albendazole, de moustiquaires imprégnés, ainsi qu’avec la vaccination de routine.